Le piège se déroule devant nos yeux ce soir, tel qu’il était prévu. La gauche est absente du second tour des élections présidentielles du fait de ses divisions, entretenues. Emmanuel Macron passe de justesse au premier tour avec moins d’un quart des suffrages exprimés, mais compte sur le réflexe anti-Front National pour pouvoir gagner le 7 mai prochain.

C’est une stratégie détestable, qui alimente un climat de divisions dans notre pays et qui affaiblit un peu plus notre démocratie. Pour autant, même si nous ne sommes pas dupes et malgré notre colère immense et légitime, nous ne devons pas céder à la violence, ni aux affrontements.

Oui il faut empêcher Marine Le Pen de gagner les élections le 7 mai prochain. Oui, il faut le faire en votant contre son parti.

Mais nous n’offrirons pas ensuite à Emmanuel Macron la majorité gouvernementale qu’il a quémandée dès ce soir, dès sa première allocution (au passage, quel aveu de faiblesse !). Nous ne lui donnerons pas en juin prochain une majorité gouvernementale.

Nous ne donnerons pas les pleins pouvoirs à cette droite qui ne dit plus son nom, ni au libéralisme financier. Nous n’encouragerons pas la réduction des services publics, le creusement des inégalités territoriales ni l’explosion de la souffrance sociale.

A l’inverse nous militerons encore et partout, nous mettrons en place les contre-pouvoirs politiques et citoyens indispensables à la démocratie et à la justice sociale. Nous représenterons à l’Assemblée Nationale celles et ceux qui se sentent trahis ce soir.

Les législatives des 11 et 18 juin sont là pour cela. Saisissons-les ! Elles seront les 3e et 4e tours des Présidentielles.

Citoyennes et citoyens, de gauche, humanistes, écologistes, au delà des partis qui nous entravent et nous divisent, unissons-nous.

NPG.