Cet après midi, j’ai assisté à la nouvelle création de Joris Mathieu : « Artefact ». Le spectacle se joue jusqu’à jeudi prochain, aux Ateliers Presqu’Ile – Lyon 2ème.
« Artefact » est une vertigineuse mise en abyme.
Une réflexion sur la robotisation de notre monde, et donc sur le rapport humain-machine, nature-machine. Une réflexion sur l’acte de création, et notamment de création théâtrale, dans ce nouveau monde où la robotique et le numérique sont omniprésents.
Durant l’heure que dure la représentation, on ne sait plus qui fait quoi. Pas d’acteurs sur scène, mais des spectateurs qui sont invités à se déplacer entre trois plateaux. Des spectateurs qui hésitent à obéir quand la machine leur demande de se lever, qui hésitent à devenir acteurs devant les yeux (amusés ?) des robots, qui hésitent à applaudir spontanément à la fin du spectacle. En effet, peut-on s’applaudir soi-même ?
Bref, on sort d' »Artefact » avec plein de questions et le souffle court.
Car, comme souvent avec Joris Mathieu, on a participé à une véritable performance