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DANS LA PRESSE

NPG pointe “le manque de respect” de Julien-Laferrière (Salade Lyonnaise, 15 juin 2017)

Durant l’entre-deux-tours, Salade Lyonnaise espérait organiser des débats entre les candidats encore en lice dans les circonscriptions lyonnaises. Mais les candidats LREM ont pour la plupart refusé notre proposition. C’est le cas de Hubert Julien-Laferrière, dans la 2e circonscription. Son adversaire, Nathalie Perrin-Gilbert, nous a donc livré, seule, ses impressions et la façon dont elle appréhende le deuxième tour.

La maire du 1er arrondissement (deuxième avec 18,04% contre 39,12% pour Hubert Julien-Laferrière) a dans un premier temps regretté « le manque de courage, de clarté, de respect et de sincérité » des candidats macronistes. « C’est un manque de courage à assumer une position et une ligne politique, celle de Monsieur Macron, et un manque de respect pour les journalistes et les électeurs qui ont envie de nous écouter et voir quels candidats nous sommes aujourd’hui et quel député nous serons demain. »

La candidate divers gauche (elle a le soutien des socialistes Pierre-Alain Muet etJean-Jack-Queyranne sans avoir celui du PS) voit en cet épisode « un indice révélateur pour les citoyens et les citoyennes de ce que pourrait être demain la démocratie dans notre pays. »

Enfin, Nathalie Perrin-Gilbert compte sur « une gauche rassemblée » pour combler l’écart qui la sépare de son adversaire. « En nombre de voix, cet écart n’est pas si important », affirme-t-elle. « Nous allons aussi parler à ceux qui ne se sont pas sentis investis au premier tour. En même temps je ne leur jette pas la pierre : il y a eu les primaires de gauche et droite, les débats de la présidentielle, un climat délétère avec des affaires, une candidate de l’extrême-droite au visage hallucinant lors du débat de l’entre deux tours… Les électeurs se sont déplacés massivement pour faire barrage au FN, ils ont eu l’impression que le job était fait. »

Retrouvez toute l’interview en vidéo sur la page Facebook de Salade Lyonnaise.

Législatives : NPG et Aubin font front commun (Salade Lyonnaise, 14 juin 2017)

Tous deux élus du 1er arrondissement Nathalie Perrin-Gilbert, la candidate de la 2e circonscription du Rhône et Elliott Aubin, le candidat de la 1èrecirconscription ont choisi de donner une conférence de presse commune au Sofffa (Lyon 1er) en vue du second tour. L’occasion de rappeler que «  le renouveau à Lyon est à chercher de [leur] côté  », et non pas celui d’En Marche.

 

Derniers bastions de gauche à Lyon

L’enjeu de ce second tour est clair pour les deux candidats, faire perdurer les valeurs de gauche dans la capitale des Gaules et les porter jusqu’à l’Assemblée Nationale alors qu’une large majorité macroniste se profile. «  Les chiffres du nombre de députés En Marche pressentis vainqueurs sont inquiétants pour la démocratie », estime d’emblée NPG. Le ton est donné.

« Avec Nathalie Perrin-Gilbert, nous nous apportons un soutien mutuel pour nous opposer au projet libérald’Emmanuel Macron  », confirme Elliott Aubin, lui-même opposé à Thomas Rudigoz, le maire du 5earrondissement.

La maire du 1er arrondissement appelle ainsi l’ensemble des électeurs à se mobiliser massivement autour de leurs candidatures. «  Ensuite il sera trop tard, nous aurons un Président au projet dur avec les pleins pouvoirs face à une assemblée muette », prévient-elle.

Réveil des consciences politiques

Pour lutter contre l’abstention massive du premier tour, les deux candidats ont réunis autour de leur projet autant de soutiens que possible. La maire du 1er peut notamment compter sur l’appui de la candidate France Insoumise de la 2e circonscription, Eleni Fernet, qui avec ses 12% apportera une réserve de voix salvatrice.

Le jeune Insoumis bénéficie quant à lui du soutien de l’écologiste Bertrand Artigny, ainsi que de celui du mouvement Ensemble. Le candidat du Parti Communiste, Julien Giraudo, auquel Elliott Aubin tend la main, est quant à lui pour le moment resté muet.

Trois derniers rudes jours de campagne les attendent pour faire perdurer la dynamique et l’emporter en terres macronistes.

Législatives 2017. La gauche alternative résiste à St Etienne et à Lyon (France 3, 12 juin 2017)

la maire du 1er arrondissement de Lyon (GRAM) Nathalie Perrin Gilbert au micro de Paul Satis
la maire du 1er arrondissement de Lyon (GRAM) Nathalie Perrin Gilbert au micro de Paul Satis

C’est la « petite » surprise de ce scrutin : La gauche alternative se hisse au second tour dans trois circonscriptions du Rhône et dans la deuxième circonscription de la Loire, résistant à la « République en marche ». Avec des scores qui ne lui permettent pas,toutefois,d’espérer l’emporter.

Outre la puissance de la vague « Macron « , c’est la résistance de la gauche alternative qui crée la surprise de ce second tour. C’est le cas à St Etienne où Andrée Taurigna (La France insoumise) parvient au second tour avec 15,38% des voix derrière Jean Michel Mis (« En marche »). Dans cette deuxième circonscription de la Loire, Jean Luc Mélenchon était arrivé deuxième (24,15%) juste derrière E. Macron (25,12%) lors du premier tour de présidentielles.

Même phénomène dans les trois premières circonscriptions du Rhône où de la même facon, les candidats de la gauche altermondialiste se hissent au second tour, parvenant même à éliminer des pointures politiques. Là encore, il y a une certaine logique : Jean-Luc Mélenchon avait reussi ici des scores élevés autour de 23/25% au premier tour des présidentielles.

Dans la deuxième circonscription, toujours au coeur de Lyon, Nathalie Perrin Gilbert, la maire du 1er arrondissement de Lyon, se hisse elle aussi au second tour avec 18,04% des voix avec une étiquette « Gram » qui rassemble des collectifs de citoyens et de militants de gauche. Sur les pentes de la Croix Rousse, elle a pris des positions tranchées contre la politique municipale de Gérard Collomb, lui reprochant notamment sa politique immobilière élitiste.

Nathalie Perrin Gilbert (GRAM)

Législatives: ma circo avec Nathalie Perrin-Gilbert (Lyon Mag, 8 juin 2017)

“Monsieur Julien-Laferrière défend des idées de droite” (Lyon Capitale, 8 juin 2017)

Nathalie Perrin-Giblert, la maire du 1er arrondissement, candidate dans la 2e circonscription du Rhône, est l’invitée de L’Autre Direct.

Lyon Capitale : Candidate du Gram et du PS. Votre positionnement politique a longtemps été incertain puisque vous rêviez d’avoir l’étiquette de la France Insoumise qui correspond peut-être plus à votre positionnement politique que celle du PS ?

Nathalie Perrin-Giblert : Vous me prêtez beaucoup d’intentions et de faits non avérés. J’ai créé le Gram en 2011. Je me suis présentée aux élections municipales en 2014 sous une étiquette citoyenne après mon exclusion du PS. Une étiquette que je garde aujourd’hui. Que différents mouvements, rassemblements et partis de gauche se retrouvent dans mes valeurs, derrière ma personnalité et mes convictions, c’est un fait. Et tant mieux parce que les Françaises et Français demandent ce rassemblement pour que la gauche puisse enfin faire entendre sa voix.

La France Insoumise présente une candidate face à vous sur un positionnement politique similaire. Quelle est la différence entre les Insoumis et vous ?

Je crois que c’est une différence de conception de l’action politique. Moi, je défends une action politique horizontale. Moi je défends une diversité, une gauche unie avec différentes sensibilités. Alors que, dans les faits, la France Insoumise a un modèle plus vertical, hiérarchisé et autoritaire qui ne me correspond pas. Je n’ai donc pas signé leur fameuse charte, qui semblait beaucoup trop me lier en faisant primer l’exécutif sur le législatif. Mais, quand on est pour une VIe République, on défend un autre mode, qui n’est pas l’hyper-présidentialisation, qui n’est pas l’hyper-personnalisation, mais qui est la prime à la loi et au Parlement que je ne retrouvais pas dans la charte. Mais j’ai bon espoir que nous nous retrouvions sur les 80% du programme qui peuvent nous réunir. Après, j’ai aussi des différences sur la politique extérieure, sur la Syrie, et je voulais faire entendre ces différences.

Cataloguez-vous à gauche Hubert Julien-Laferrière, le candidat En Marche dans votre circonscription ?

Non, bien sûr que non. M. Julien-Laferrière défend des idées de droite, c’est donc un homme engagé à droite. Le modèle que nous avons à Lyon est une politique pour le moins de centre-droit. D’ailleurs, Gérard Collomb ne s’en cache pas. Lyon est le berceau du macronisme et le candidat Macron est un candidat de droite. On le voit sur les discussions sur la loi Travail. C’est un retour en arrière. C’est les années Thatcher avec un projet ancien, très libéral et de droite.

Législatives : Ensemble à gauche à Lyon (Lyon Mag, 2 juin 2017)

Cécile Charles, Nathalie Perrin-Gilbert et Fanny Lucius - LyonMag

 

A Lyon il y a plusieurs façons de se rassembler.

Derrière un leader devenu Président de la République : comme Thomas Rudigoz (1ère circo) Hubert Julien-Lafferière (2e) ou Anne Brugnera (4e). Il doit exister la même chose au Front National de Lyon. La marque France Insoumise vaut aussi surtout par son leader, derrière lequel se range Eliott Aubin (1ère) Eleni Ferlet (2e) ou Anne Fontenille (4è).

Il y aussi bien sûr la manière traditionnelle : sous la bannière d’un parti comme les Républicains décapité par une défaite inattendue au 1er tour mais qui porte encore Anne Lorne (1ère) Nora Berra (3e) et Dominique Nachury (4e).

Et puis on peut se présenter au 1er tour des législatives ensemble. « Nous étions déjà rassemblées toutes les trois aux municipales de 2014 avec Aline Guitard. Nous sommes encore ensembles en 2017« , sourit Cécile Charles de ENSEMBLE ! (4e circo). « Il y a des petites nuances entre nous trois« , reconnait Fanny Lucius (PCF, 3e circo) « mais il y a surtout beaucoup de choses qui nous unissent« . Nathalie Perrin-Gilbert (1ère circo) démontre : « On ne considère pas que notre mandat nous appartient, on en est locataire« .

 

Concernant Lyon ? « On pense que la puissance publique doit gérer ses  équipements pour le bien de tous. On l’a montré avec notre collectif des bonnets de bain contre les tarifs trop élevés de la Piscine du Rhône« , insiste Cécile Charles. « Il a fallu batailler et batailler encore, mais finalement les Halles de la  Martinière accueilleront des producteurs en circuit court et pas un supermarché« , se réjouit Nathalie Perrin-Gilbert.

 

Sur l’économie ? « On ne pense pas que le travail soit un coût, mais une ressource », dit Fanny Lucius ajoutant ironique : « il y a peu de chance que précariser les gens permettent de les faire travailler mieux. Ce qui coûte cher à une entreprise ce sont ses actionnaires« . Nathalie Perrin-Gilbert opine : « On a organisé un débat avec les lanceurs d’alerte de Vortex. C’est une entreprise qui s’occupe pour la Métropole de Lyon du transport des enfants handicapés. Elle n’est pas assez chère, elle comprime trop ses coûts pour obtenir les marchés publics. Elle ne forme pas assez son personnel« .

 

Les services publics ? « Il y a des causes nationales qui doivent sortir des logiques de marché. Regardez la souffrance des personnels hospitaliers au Vinatier car la psychiatrie est devenue le parent pauvre de toute une  médecine, où d’une façon générale on demande au personnel de  s’occuper des patients sans avoir les moyens. Nora Berra a le culot de se présenter alors qu’elle représente cette logique de la financiarisation de la santé portée par la loi Bachelot« , s’exaspère Fanny Lucius.

 

Et sur cette élection législative ? « Nous on a démarré fin novembre car on était contre l’hyper présidentialisation de la Ve République« , commence Nathalie Perrin-Gilbert. Elle ajoute « On essaye de nourrir ce goût pour la politique des gens en faisant campagne différemment. Des débats, des déambulations …« . « On essaye de rassurer les gens pour qu’ils voient qu’on sera députées comme on est en campagne« , explique Cécile Charles. Fanny Lucius – prof de math dans la vie – regrette les équations impossibles : « ce qui est mortel pour la démocratie c’est des promesses à la le Pen qui vous dit qu’elle va diminuer les impôts et augmenter les services publics. Les gens ne sont pas fous« .

 

L’exposé pourrait continuer mais Nathalie Perrin-Gilbert se lève. « Il n’y a pas que la campagne, j’ai un mariage à célébrer dans ma mairie« .  Les trois femmes politiques se séparent alors, parce que parfois il le faut quand même.

@lemediapol

Le renouvellement politique n’est pas l’apanage de La République en marche (Tribune dans Libération, 31 mai 2017)

Plusieurs personnalités venant d’horizons militants divers à gauche lancent un appel à la refonte d’un espace politique transpartisan, en lien avec les acteurs associatifs et les mouvements citoyens.

Nous sommes la génération qui vient. Candidates et candidats pour la première fois aux élections législatives de juin prochain, jeunes élu.e.s de terrain, nous avons décidé d’agir.

C’est avec consternation que nous analysons la séquence politique qui s’achève par l’élection d’Emmanuel Macron face à Marine Le Pen. Un an d’une campagne pourrie par les affaires, minée par la corruption et le soupçon. Aujourd’hui, mus par une sourde inquiétude et la volonté de prendre en main nous-mêmes notre destin, nous avons décidé d’agir. Les grands défis qui nous préoccupent furent mis sous l’éteignoir au profit des petites phrases. Face aux enjeux impératifs de notre temps et de notre génération, la campagne présidentielle devait être l’heure des choix : quels calendriers pour les transitions énergétiques et numériques, quel périmètre pour la reconfiguration du projet européen, comment renouveler les pratiques politiques, quels leviers pour créer des solidarités efficaces face aux changements indispensables de notre modèle productif ? Ce fut le bal des egos, du marketing politique, cadenassé par la rhétorique de haine du Front national. Nos frustrations et nos inquiétudes sont à la mesure de ce rendez-vous manqué, elles sont aussi celles des milliers d’électeurs que nous rencontrons sur le terrain de nos circonscriptions.

Nous sommes donc déterminés à nous faire entendre lors de l’ultime étape de cette très longue campagne, les élections législatives de juin.

Attirer, inspirer, participer

Nous venons d’horizons militants divers, ancrés à gauche. Forts de nos expériences associatives et politiques, nous faisons le constat que notre génération aspire à s’engager, à apporter elle-même les réponses politiques aux enjeux qui la concernent. Cependant, la dynamique des partis politiques traditionnels est à bout de souffle, et les appareils peinent à se restructurer après la partie de chamboule-tout présidentiel. Les structures classiques font donc le carré autour d’antiques barons plutôt que de rebattre les cartes du jeu bureaucratique au sein de leurs propres instances. Cet immobilisme peureux interdit un véritablement renouveau démocratique. Ce plafond de verre auquel nous, jeunes candidat.e.s, nous heurtons trop souvent, nous devons le faire sauter car il est le principal obstacle à un réel renouvellement des pratiques, à une plus grande transparence de la vie publique et à la confiance retrouvée entre nos compatriotes et leurs élu.e.s.

Beaucoup d’entre nous ont commencé à militer après le 21 avril 2002, cherchant, souvent en vain, à entrer dans jeu politique. L’espace démocratique était saturé des mêmes leaders charismatiques, tout occupés à ménager leur réélection et leur carrière et incapables de prendre la mesure de la montée du populisme ni de mettre en œuvre les mesures politiques nécessaires. Le moment collectif qui suivit fut brutal et terrorisant, l’hyper-terrorisme disputant la Une à l’urgence climatique et à la crise migratoire. Pour trop d’aspects, le quinquennat qui s’achève n’est pas parvenu à apaiser et à rassurer les Français, à donner une vision globale des enjeux que nous allons affronter ni des réponses qu’il convient de leur apporter. Si nous refusons d’être soumis à une vie politique où tous les cinq ans le Front national constitue le verrou médiatique de l’élection présidentielle, nous avons le devoir d’inspirer et d’attirer les milliers de citoyen.ne.s qui veulent participer à la refonte en profondeur de nos modèles démocratique, économique et social. C’est le sens du succès des démarches d’Emmanuel Macron et de Jean-Luc Mélenchon dans cette campagne.

De quoi le renouvellement est-il le nom ?

Pour inspirer et attirer à la participation politique nos concitoyen.ne.s, il convient de dire avec précision de quoi le renouvellement est le nom. Le dégagisme et le jeunisme, le renouvellement marketing ne sont que le cache-sexe de pratiques féodales reconduites avec de nouveaux hommes liges. Ainsi, nous nous engageons à porter le fer sur les avantages acquis d’une classe politique trop souvent hors-sol.

Interdire le cumul des mandats et en limiter le nombre dans le temps, exiger un quitus fiscal et un casier judiciaire vierge des délits incompatibles avec la probité d’un.e élu.e, permettre un contrôle citoyen sur l’utilisation de la réserve parlementaire sont autant de pistes pour rétablir le lien de confiance entre les citoyens et leurs élus.

 

Le renouvellement des pratiques politiques passe également par la montée en puissance de la co-construction de la loi entre les élus, les associations et syndicats et les citoyens, à l’instar de la loi pour une république numérique ou encore de la plateforme «Parlement & citoyens». Cette co-construction, ce recours à l’intelligence collective dans l’élaboration des textes portés par les parlementaires promettent de sérieux avantages dans le lien entre les Français et leurs élus : c’est une pédagogie régulière des complexités et des difficultés du travail législatif de nature à désarmer le populisme qui frappe la classe politique ; c’est l’assurance de faire du temps du mandat un temps d’échanges permanents, où les élu.e.s devront convaincre, mobiliser et associer largement ceux qui participent à l’écriture collaborative de la loi.

Promouvoir les coalitions et les collectifs

C’est aussi l’idée d’une démocratie pertinente, dans laquelle les habitant.e.s sont reconnus comme les experts de leur propre vie, dans laquelle les premiers concernés par une loi, une réforme, une action sont les premiers consultés. Jeunes, personnes en situation de handicap, mères isolées, bénéficiaires du RSA, paysans : nous souhaitons donner les moyens à une consultation réelle, un pouvoir citoyen qui pense l’équité.

Nous ne croyons pas aux vertus marketing de la société civile telle qu’on nous la présente actuellement. Nous faisons de la politique et nous croyons aux structures, entièrement reconfigurées, qui donnent un cadre à l’engagement des citoyens. Pour autant, chacun doit pouvoir s’engager plus ponctuellement, prendre des responsabilités plus vite et pouvoir être remplacé par d’autres également plus rapidement. Sur tel dossier ou tel combat, les seuls partis ne peuvent réussir et de plus larges coalitions avec le monde associatif et syndical, des collectifs de citoyens et de territoires doivent devenir la règle.

Nous sommes la génération qui vient, lasse des antiques bureaucraties et médusée par la rapidité du coup marketing du centre macronnien. Convaincus qu’il y a un espace à gauche, transpartisan, intimement lié aux acteurs associatifs et aux mouvements citoyens qui sont nés pour pallier l’incurie du politique de ces trente dernières années, nous lançons un appel aux jeunes candidat.e.s. qui se présentent pour la première fois à gauche pour ces élections législatives.

Ce combat ne peut être porté à quelques-uns, isolés et luttant contre d’imposants appareils. Il est celui d’une génération, la nôtre, et nous avons le devoir de réussir tant les enjeux en France, en Europe et dans le monde commandent d’être libres, inventifs, déterminés et courageux.

Signataires : Gabrielle Siry, candidate PS aux législatives sur la 5e circonscription des Français de l’étranger (Andorre, Portugal, Espagne, Monaco) ; Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement de Lyon, candidate dans la 2e circonscription du Rhône ; Charlotte Marchandise, élue municipale Rennes, candidate de la Primaire citoyenne à l’élection présidentielle, candidate aux élections législatives dans la 1ere circonscription d’Ille-et-Vilaine ; Bastien Faudot, candidat aux législatives dans la 1ere circonscription du Territoire de Belfort, élu de Belfort et du département, porte-parole national du MRC ; Mehdi Benlahcen, président du groupe Français du monde, Ecologie et solidarité à l’Assemblée des Français de l’étranger, candidat aux élections sénatoriales des Français établis hors de France ; Thomas Gachet, président d’associations d’éducations populaires en Bretagne ; François Fournier, Parti écologiste ; Florian Bohême, candidat PS 11e circonscription des Français de l’étranger (Asie, Russie et Australie) ; Guillaume Mathelier, maire d’Ambilly, premier secrétaire fédéral du PS (Haute-Savoie), ex-candidat aux élections législatives dans la 6e circonscription des Français de l’étranger (Suisse, Liechtenstein), désistement au profit d’EE-LV ; Laure Pallez, présidente de la commission des finances, du budget et de la fiscalité à l’Assemblée des Français de l’étranger, candidate aux élections sénatoriales des Français établis hors de France ; Cécilia Gondard, vice-présidente du groupement Français du monde, Écologie et Solidarité à l’AFE ; Yan Chantrel, candidat du PS dans la 1e circonscription des Français de l’étranger (Etats-Unis, Canada) ; Anne Morin, conseillère communale à Saint Gilles, Bruxelles ; Isabelle Attard, députée citoyenne du Calvados.

2e circonscription: le grand débat avec cinq candidats (Le Progrès, 31 mai 2017)

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Dans la 2e circonscription du Rhône, une bataille des maires d’arrondissement (Rue89 Lyon, 26 mai 2017)

Ici, la gauche est divisée. Tout comme la droite. Ce qui pourrait faire le jeu du candidat de La République En Marche.

Dans une 2ème circonscription de Lyon ancrée à gauche, Hubert Julien-Laferrière, maire du 9e arrondissement, peut l’emporter mais rien n’est joué.

La gauche d’Emmanuel Macron pouvait espérer gagner cette circonscription alors que le député sortant, le socialiste Pierre-Alain Muet, ne se représente pas et a adoubé Nathalie Perrin-Gilbert, certainement la candidate la plus connue du lot.

Les résultats du premier tour de la présidentielle ont donné du crédit à l’hypothèse.
Dans cette circo du Rhône au découpage très particulier (le 1er, une partie du 2ème, le 4ème, une partie du 9ème arrondissement), les voix cumulées de Mélenchon (25,80%) et Hamon (9,87%) dépassent de six points le score de Macron, toutefois arrivé en tête.

Une occasion manquée pour la partie gauche de Macron

La candidate « unitaire » aurait pu être la maire du 1er, Nathalie Perrin-Gilbert qui a gagné l’arrondissement aux municipales de 2014 à la tête du coalition GRAM (son mouvement) et du Front de gauche.

Elle a annoncé sa candidature « citoyenne » en novembre et le Parti de gauche (fondateur de la France insoumise) participe toujours à sa majorité du 1er arrondissement, avec les autres formations de feu le Front de gauche.

Mais il n’y a pas eu de rapprochement. Andréa Kotarac, l’un des représentants de France insoumise (FI) dans le Rhône (et lui-même candidat dans la 7ème circonscription), défendait la ligne, au risque d’être accusé de visée hégémonique sur la gauche (lire par ailleurs) :

« Certes, on aurait pu se dire qu’on était dans les mêmes majorités. Mais les négociations se font au niveau national. Ce n’est donc pas possible de faire des accords locaux. »

Résultat, la France insoumise a investi Eleni Ferlet sur la 2è circo. La candidate refuse d’endosser le rôle de celle qui divise les voix de la gauche :

« Nous sommes dans la suite de l’élection présidentielle, nous présentons toujours le même programme « l’Avenir en commun ». C’est lui, le candidat ».

Au final, Nathalie Perrin-Gilbert, partie initialement sous les couleurs de son mouvement « citoyen », le GRAM, se présente quand même dans une logique de rassemblement de la gauche.

Elle a conclu un accord avec le PCF et Ensemble !, deux des trois composantes de l’ex-Front de gauche. Aline Guitard, la patronne des communistes de Lyon, sera sa suppléante en cas d’élection.

Elle a également obtenu l’accord (et le logo sur les affiches) des socialistes « hamonistes ».

Et pour compléter la photo de famille, l’ancien député de la circonscription, Pierre-Alain Muet et l’ancien président de la Région, Jean-Jack Queyranne (tous deux socialistes) ont apporté leur soutien.

Outre les insoumis, la maire du 1er arrondissement trouvera, sur sa gauche, les écologistes.

Thomas Dossus, secrétaire du groupe EELV Lyon nous expliquait la stratégie à l’oeuvre chez les Verts, en l’absence d’accord avec la France insoumise :

« Faire exister au maximum l’écologie politique d’autant plus qu’on n’était pas directement présent à la présidentielle. »

Il y a donc un candidat écolo par circonscription dans le Rhône. Dans la 2ème, le candidat est Rémi Zinck. Et il pourrait prendre des voix à Nathalie Perrin-Gilbert comme à Eleni Ferlet.

Nathalie Perrin-Gilbert, candidate Front de gauche-Gram en tête dans le 1er arrondissement de Lyon. Crédit : Pierre Maier.

Législatives : quatre femmes, quatre manières de renouveler la politique à gauche (Basta !, 24 mai 2017)

Elles sont toutes les quatre candidates aux législatives. Certaines sont soutenues par toute la gauche, de la France insoumise au Parti socialiste, d’autres pas. Les unes sont novices en politique, d’autres ont déjà une certaine expérience. Leur point commun ? Défendre leurs idées avant tout, partager une autre vision de la politique, au plus près du terrain, à l’écoute de ses habitants, y compris les « oubliés », de leurs préoccupations. Pendant toute la campagne, Basta ! a choisi de suivre Sarah Soilihi à Marseille, Isabelle Attard à Bayeux, Enora le Pape à Rennes et Nathalie Perrin-Gilbert à Lyon, où elles tentent, chacune à leur manière, de renouveler la politique et la représentation nationale. Voici le premier volet de notre série.

Quatre femmes, quatre visages de la gauche, quatre territoires à représenter. Pendant la campagne législative, Basta ! vous propose de suivre quatre candidates qui renouvellent les pratiques et les profils de la représentation nationale : Sarah Soilihi à Marseille, Isabelle Attard à Bayeux, Enora Le Pape à Rennes et Nathalie Perrin-Gilbert à Lyon. Isabelle Attard est la seule à avoir déjà été élue député mais sa manière d’exercer son mandat tranche avec les pratiques clientélistes et opaques de nombre de ses collègues. Enora Le Pape est novice en politique. Son profil et la réalité qu’elle côtoie ne sont pas représentés à l’Assemblée : elle fait partie des 5,8 millions de demandeurs d’emploi inscrit à Pôle emploi. Au nom de la défense de ses idées, Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement de Lyon, n’a pas hésité à s’attirer les foudres de Gérard Collomb, désormais ministre de l’Intérieur. Enfin, Sarah Soilihi, la plus jeune de ces candidates (24 ans) et championne de boxe, entame son premier combat politique face au FN dans les quartiers nord de Marseille. Le premier round commence.

Nathalie Perrin-Gilbert (Lyon) : « La principale incarnation de la gauche alternative à Lyon »

A Lyon, aux pieds des pentes de la Croix-Rousse, Nathalie Perrin-Gilbert est une figure bien connue de la vie politique locale. Maire du Ier arrondissement de Lyon depuis 2001, cette femme de 46 ans est devenue une des principales opposantes à la « Collombie », ce système politique, tendance centriste, mis en place par le nouveau ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, qui régit l’ensemble des affaires politiques lyonnaises depuis plusieurs années, et élu depuis 35 ans ! [6]. « Nathalie est la principale incarnation de la gauche alternative à Lyon, elle s’est toujours élevée contre les politiques libérales de Collomb », souligne Alexandre Chevalier, militant politique à ses côtés depuis plusieurs années.

Des coups, sa carrière politique en connaît quelques-uns : en décembre 2013, elle occupe avec quelques militants un collège désaffecté du Ier arrondissement lyonnais afin d’y reloger des familles sans-abri. Une revendication qui lui vaudra de passer près d’une dizaine d’heures en garde à vue pour « incitation à la rébellion » [7]. Le tout couronné des reproches du maire de Lyon, dont elle est alors conseillère municipale dans la même majorité, Gérard Collomb estimant « complètement irresponsable qu’on appelle à l’occupation de locaux publics »… Un épisode qui convainc André Gachet, acteur historique du logement à Lyon, de « son courage politique » : quelques mois plus tard, l’homme s’engage aux côtés de la maire pour les élections municipales et devient son adjoint aux services sociaux.

Du PS à un mouvement citoyen

A l’été 2016, nouvel affrontement public entre les deux édiles : tandis que les fontaines d’un jardin municipal ont été coupées suite à l’installation de familles « nomades » à proximité – afin de ne pas « laisser ce parc devenir un camping sauvage » [8] – Nathalie Perrin-Gilbert saisit directement le Défenseur des Droits. « C’est une femme de caractère, elle a un côté ‘‘Insoumis’’ avant l’heure », analyse un observateur local.

Comme Jean-Luc Mélenchon, Nathalie Perrin-Gilbert est une ancienne transfuge du PS au sein duquel elle a milité pendant 20 ans, jusqu’à y occuper les fonctions de secrétaire nationale chargée du Logement en 2008 lorsque Martine Aubry prend la tête du parti. Elle s’en trouve exclue quand, aux élections municipales de 2014, elle décide de concourir à un troisième mandat aux côtés du Front de Gauche et du GRAM, le Groupement de Réflexion et d’Actions Métropolitaines. C’est sous les couleurs de ce mouvement citoyen qu’elle a co-fondé en 2012 qu’elle se présente aujourd’hui aux élections législatives dans la deuxième circonscription du Rhône, là où elle avait été élue suppléante du député PS Pierre-Alain Muet de 2007 à 2012. Ce dernier ne se représente pas mais soutient la candidature de Nathalie Perrin-Gilbert, qui n’aura pas de candidat socialiste face à elle.

Une gauche lyonnaise divisée qui hypothèque ses chances

Avec une suppléante issue du Parti Communiste, Nathalie Perrin-Gilbert a donc réussi à construire autour d’elle un rassemblement politique assez large, du PC au Parti Socialiste, en passant par Ensemble ! (le mouvement de clémentine Autain) et même le Parti Pirate. C’est pourtant bien d’une candidature citoyenne qu’elle se revendique en premier lieu : Nathalie Perrin-Gilbert a ainsi participé, au début du mois de mai, à la présentation des candidats « hors-parti » organisée à Paris par le mouvement de l’Archipel citoyen, aux côtés d’Isabelle Attard, Caroline de Haas ou Ben Lefetey [9].

Pourtant, en dépit de ses proximités et de son soutien à Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle, Nathalie Perrin-Gilbert ne sera pas soutenue par le mouvement de la France Insoumise, qui présente un candidat face à elle. « C’est un cas un peu compliqué, a tenté d’expliquer Nicole Benayoun, coordinatrice du Parti de Gauche à Lyon, parti qui participe à la majorité municipale auprès de Nathalie Perrin-Gilbert dans le Ier arrondissement. Nous lui avons ouvert les portes et proposé de nous rejoindre, mais elle a souhaité maintenir sa candidature sans signer notre Charte des candidats. » Cas de figure identique du côté d’EELV, qui présente également un candidat : « La posture d’EELV est la même partout : pour parler d’écologie, il faut présenter des écologistes », justifie Émeline Baume, également conseillère municipale dans le Ier arrondissement, qui rappelle qu’il y a deux tours aux élections législatives : « C’est donc important de maintenir une diversité d’offres au premier tour. » Sauf qu’à Lyon, berceau du macronisme, cette désunion pourrait coûter le deuxième tour à une circonscription historiquement de gauche.

 

NPG s’offre le soutien de Raphaël Glucksmann (Salade Lyonnaise, 19 mai 2017)

 Après la venue du Youtubeur Usul, Nathalie Perrin-Gilbert, candidate aux législatives dans la 2e circonscription, et désormais soutenue par le PS, a reçu le philosophe Raphaël Glucksmann. Invité à une rencontre-débat sur la place Tabareau de la Croix-Rousse (Lyon 4e), l’habitué des plateaux télévisés arrive tout sourire et décontracté, se veut accessible en se présentant avec son simple prénom.

« Yes we canuts »

Chez NPG aussi on retrouve un van de campagne, cette fois entièrement peint par ses équipes, ou ses « moussaillons » comme elle les surnomme. On revendique même d’y avoir songé avant Denis Broliquier. Ses équipes présentent aussi leur matériel militant, à savoir des ecocup et badges à l’effigie de la candidate, ainsi que quelques tote bags « Yes we canuts ».

Plus de 120 personnes sont venues écouter l’intellectuel, et même quelques curieux s’arrêtent au passage. Parmi eux un bon nombre de déçus du PS, mais également quelques figures politiques. On retrouve effectivement la communiste Aline Guitard, suppléante de Nathalie Perrin-Gilbert et Jean-Jack Queyranne, l’ancien président de la Région qui vient d’apporter son soutien à la candidate.

 « La politique ne se fait pas dans les bureaux »

Cette rencontre était surtout l’occasion pour la maire du 1er arrondissement de réaffirmer son engagement citoyen et sa manière singulière de faire de la politique. En phase avec les écrits de Raphaël Glucksmann, elle insiste sur la nécessité de partir des territoires pour regagner la confiance des citoyens.

 

Quant à Raphaël Glucksmann, qui se revendique sans gêne « intellectuel de gauche », son objectif est clair : « ne pas laisser à De Villiers et Zemmour l’apanage du récit national ». A la recherche d’un nouveau récit commun, il raille au passage la posture monarchique d’Emmanuel Macron et même de Jean-Luc Mélenchon, et ne désespère pas quant à la politisation des jeunes, qui ne se manifeste simplement plus dans le cadre des partis.

Comme toujours lorsqu’elle reçoit quelqu’un NPG prend soigneusement des notes. Elle sera sans conteste au point sur le récit national lors de sa prochaine prise de parole. Même si, maintenant qu’elle est soutenue par le PS, ce genre de soutien devient surtout symbolique.

 

Dans un communiqué, Nathalie Perrin-Gilbert a annoncé les soutiens de figures locales du socialisme dont Pierre-Alain Muet député sortant de la 2e circonscription du Rhône, Jean-Jack Queyranne, ancien ministre de l’Intérieur et président du conseil régional de Rhône-Alpes et Charles Fiterman ancien ministre des Transports de François Mitterrand.

Pierre-Alain Muet a choisi de soutenir la candidate aux législatives dans la 2e circonscription parce qu’elle « porte haut l’héritage du socialisme ». « Pour garder cette circonscription à gauche, il faut des convictions et du courage, et Nathalie Nathalie Perrin-Gilbert  démontre qu’elle a les deux ; je l’ai vu constamment lors des combats que nous avons menés ensemble, notamment sur les droits fondamentaux, la justice sociale ou le droit d’asile », a-t-il déclaré.

Du côté de Jean-Jack Queyranne, son choix s’est fait parce que la maire du 1er arrondissement « a du tempérament, du courage, de vraies convictions de gauche. Elle refuse les compromissions et agit sans faiblesse. À l’Assemblée nationale, elle fera entendre une parole forte et libre. Son élection à Lyon sera un gage de pluralisme citoyen dont notre ville a bien besoin. » Même discours du côté de Charles Fiterman

Des soutiens accueillis avec enthousiasme par Nathalie Perrin-Gilbert qui souhaite prendre l’espace à gauche d’En Marche « des socialistes aux communistes, des militants d’Ensemble! aux mouvements citoyens de gauche« .

Législatives : Perrin-Gilbert aura le soutien du PS (Salade Lyonnaise, 18 mai 2017)


La maire du 1er arrondissement de Lyon et candidate aux élections législatives dans la deuxième circonscription du Rhône a finalement réussi son coup. Selon nos informations, Nathalie Perrin-Gilbert qui était désespérément à la recherche de soutiens partisans depuis le lancement de sa campagne en début d’année aura bien celui du Parti socialiste.
“Cela fait un moment que je demande au parti de la soutenir. J’ai vu Jean-Christophe Cambadélis (premier secrétaire du PS, ndlr) en début de semaine à Paris qui m’a confirmé que c’était désormais le cas”, précise le député PS sortant Pierre-Alain Muet, qui considère que “Nathalie Perrin-Gilbert est la seule candidate de la gauche dans la circonscription tout en conservant son étiquette de candidate citoyenne”.

Le slogan de Benoît Hamon sur les affiches

Même si son entourage l’a dit ravie d’avoir réussi à obtenir le soutien du PS, NPG qui est également soutenue par le Parti communiste, grâce à sa suppléante Aline Guitard, ou encore Ensemble et naturellement son mouvement le Gram, n’envisagerait pas, en revanche, de faire apparaître le logo du PS sur ses tracts et affiches de campagne mais plutôt d’ajouter le slogan présidentiel “Faire battre le coeur de la France” de Benoît Hamon.“Elle est en phase avec la majorité des propositions faites par Benoît pendant la campagne”, assure un de ses proches.

 

Anne-Sophie Condemine : “je ne pouvais pas maintenir ma candidature”

Une nouvelle qui ne devrait pas franchement ravir Hubert Julien-Laferrière, le maire du 9e arrondissement de Lyon et candidat pour La République en Marche dans la même circonscription.Mais surtout le nouveau ministre de l’Intérieur Gérard Collomb qui soutient logiquement tous les candidats macronistes de Lyon.Selon nos informations, ce dernier aurait en effet essayé de subtiliser le soutien de Solferino à Perrin-Gilbert en pactisant avec l’ex-secrétaire d’Etat Jean-Vincent Placé, le président de l’UDE (Union des démocrates et écologistes) pour qu’Anne-Sophie Condemine, son adjointe à l’Emploi et à l’Insertion à la Ville de Lyon soit la candidate dans la circonscription soutenue par le PS. Raté.“J’ai retiré ma candidature car je ne me sentais pas d’affronter en tant que centriste un candidat En Marche comme Hubert Julien-Laferrière”, confirme Anne-Sophie Condemine à Salade Lyonnaise.Un appel pour NPG lancé par Queyranne, Muet et FitermanC’est bien la maire du 1er qui ressort gagnante de cette bataille des soutiens partisans, mais aussi des soutiens de personnalités.

En plus de Pierre-Alain Muet, la candidate a récemment reçu les soutiens de Jean-Jacques Queyranne, l’ancien président PS de la Région, mais aussi de Charles Fiterman, l’ancien ministre du gouvernement Pierre Mauroy dans les années 1980.Ces trois personnalités comptent également lancer prochainement un appel sous la forme d’un texte signé “par tous les vrais socialistes lyonnais” en faveur de la candidature de Perrin-Gilbert.Une tâche pas si simple. Il faudra notamment faire oublier que NPG a soutenu Jean-Luc Mélenchon dès le premier tour de la présidentielle et qu’elle en a aussi été exclue du PS en 2014.

Législatives: 3 gros soutiens pour NPG dans la 2ème circonscription (Lyon 1ère, 17 mai 2017)

Nathalie PERRIN-GILBERT annonce 3 soutiens de poids à sa candidature aux législatives dans le 2ème circonscription

L’ancien president PS de Rhône-Alpes, Jean-Jack QUEYRANNE, le député sortant PS de la circonscription Pierre-Alain MUET, et l’ancien ministres Charles FITERMAN, apporteraient « un soutien sans réserve » à la candidature de Nathalie PERRIN-GILBERT

« Un soutien d’autant plus important qu’il s’inscrit dans la droite ligne d’élus ayant porté haut les valeurs de la gauche, de l’écologie, et de l’intégrité en politique » selon la Maïté des Pentes

Pour Pierre-Alain MUET, Député PS sortant de la 2ème circonscription : “Pour garder cette circonscription à gauche, il faut des convictions et du courage, et Nathalie PERRIN-GILBERT démontre qu’elle a les deux ; je l’ai vu constamment lors des combats que nous avons menés ensemble, notamment sur les droits fondamentaux, la justice sociale ou le droit d’asile. Elle porte aujourd’hui haut l’héritage du socialisme.”

Jean-Jack QUEYRANNE, ancien Ministre et Président de la Région Rhône-Alpes : “Nathalie PERRIN-GILBERT est une belle personnalité. Elle a du tempérament, du courage, de vraies convictions de gauche. Elle refuse les compromissions et agit sans faiblesse. A l’Assemblée nationale, elle fera entendre une parole forte et libre. Son élection à Lyon sera un gage de pluralisme citoyen dont notre ville a bien besoin.”

Pour Charles FITERMAN, ancien Ministre PCF de François Mitterand: « Je souhaite apporter un soutien enthousiaste et chaleureux à Nathalie PERRIN-GILBERT, qui défend aujourd’hui les convictions que je porte de longue date. Son programme, clair et fort, est le plus à même de rassembler la gauche aujourd’hui et de la reconstruire demain, en portant un message d’espérance sociale.”

Législatives : Nathalie Perrin-Gilbert soutenue par Queyranne dans la 2ème circonscription du Rhône (Lyon Mag, 17 mai 2017)

Lors d’une soirée de militants et d’élus PS, Jean-Jack Queryanne est venu apporter son soutien à Nathalie Perrin-Gilbert.

A un mois des élections législatives, plusieurs personnalités du PS ont souhaité apporter leur soutien à Nathalie Perrin-Gilbert, afin de garder la 2ème circonscription de Lyon à gauche.
Parmi elles, Jean-Jack Queyranne, ancien ministre et président de la région Rhône-Alpes, a salué « son tempérament, son courage, ses convictions de gauche. À l’assemblée nationale, elle fera entendre une parole forte et libre. » Il annonce son élection comme « un gage de pluralisme citoyen dont notre ville a bien besoin. »
Etait aussi présent Alain Muet, député PS sortant de la 2ème circonscription de Lyon, qui avait déjà apporté son soutien à la candidate « Pour garder cette circonscription à gauche, il faut des convictions et du courage, et Nathalie Perrin Gilbert à les deux ». Il avait alors déclaré que « elle porte aujourd’hui haut l’héritage du socialisme. »

« Son programme, clair et fort, est le plus à même de rassembler la gauche aujourd’hui et de la reconstruire demain, en portant un message d’espérance sociale. » Ce sont les mots de Charles Fiterman, ancien ministre, qui lui aussi avait apporté « un soutien enthousiaste et chaleureux » à Nathalie Perrin-Gilbert.

La principale concernée a elle aussi réagi face à ses soutiens et porte un message aux électeurs « des socialistes aux communistes, des militants d’Ensemble ! aux mouvements citoyens de gauche, nous présentons une candidature unique pour élire une Députée de gauche, citoyenne, écologique et sociale. »

L’exception Nathalie Perrin-Gilbert ?

Au final, il n’y a que la maire du 1er arrondissement, Nathalie Perrin-Gilbert, partie initialement sous les couleurs de son mouvement, le GRAM, qui a réussi à réaliser un embryon d’union de la gauche.

À l’origine, rétive à apposer les logos des partis politiques, elle a conclu récemment un accord avec le PCF et Ensemble !, deux des trois composantes de feu le Front de gauche. Aline Guitard, la patronne des communistes de Lyon, sera sa suppléante en cas d’élection.

Mais en face, elles trouveront, sur leur gauche, les écologistes et les insoumis.

Nathalie Perrin-Gilbert qui a des positions très proches de la France insoumise sur la nécessité de « dépasser les partis politiques » a donc décidé de s’associer avec deux partis politiques. Et ce ticket GRAM/PCF va, très certainement si l’on en croit le socialiste Jules Joassard, recevoir le soutien des militants PS concernés.

Une décision saluée par Armand Creus, un des représentants d’Ensemble ! du Rhône :

« Contrairement à la France insoumise, elle n’est pas sur une ligne populiste de gauche. Au lieu de détruire l’ancien, elle veut le dépasser. Elle ne veut pas tuer les partis politiques, elle veut accompagner leur mort en les respectant. »

Nathalie Perrin-Gilbert s'est positionné comme une opposante de Gérard Collomb défendant des valeurs "de gauche". Ce qui a fait sourire le maire. Crédit : Pierre Maier / Rue89Lyon.

Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement de Lyon © Pierre Maier/Rue89Lyon

Ce n’est pas parce qu’elle n’a pas demandé une investiture au parti d’Emmanuel Macron que ça ne marche pas pour elle.

Désireuse de trouver des relais à sa campagne à côté et au-delà des partis politiques, Nathalie Perrin-Gilbert multiplie les initiatives destinées à lui permettre de toucher les électeurs par d’autres biais. Après une soirée le 1er avril où était notamment présent le Merlin de Kaamelott (Jacques Chambon) sur l’humour et la politique, précédé d’un débat avec le videaste Usul autour de la question de la responsabilité des mouvements citoyens dans leur incapacité à peser plus sur les débats politique, Nathalie Perrin-Gilbert ajoute deux rencontres à son agenda.

Le 18 mai le philosophe Raphaël Glucksmann viendra passer une partie de la journée dans la 2e circo, entre déambulation politique vers des jeunes de la Duchère, rencontre avec des associations d’aide aux réfugiés syriens avec lesquelles la maire du 1er travaille au quotidien puis, le soir, un débat autour de son livre « Notre France ». « L’idée est de faire 20 minutes de présentation autour de la question de l’identité ouverte partie prenante de l’identité française, puis je reprends le propos, puis on a un débat d’une heure trente avec le public, place Tabareau dans le 4e, prévoit la candidate à la députation.

Deuxième date, le 29 mai à la coopérative du Zèbre, le journaliste fondateur de mediapart Edwy Plenel viendra débattre avec Nicolas Barriquand du tout récent Médiacités-Lyon et Alain Gautier délégué syndical et lanceur d’alerte contre la société de transport aux personnes handicapées Vortex, autour du renforcement des libertés fondamentales.

« Ce que je cherche, c’est de trouver le moyen de parler à des gens que les partis ne parviennent plus à toucher. Des jeunes qui viennent me voir pour me dire qu’ils ne votent pas mais que cette soirée les avait intéressés« , souligne Nathalie Perrin-Gilbert qui s’offusque du fait que France Insoumise n’ait pas voulu ouvrir un dialogue avec elle : « Je suis une candidate citoyenne, mais je pense que des partis peuvent se retrouver derrière ma candidature. Quand je ferai mes affiches de campagne vous y verrez notamment le logo Faire battre le cœur de la France de Hamon et celui du Parti Pirate« , ajoute-t-elle avec un large sourire de crémière. Quand on peut avoir le beurre et l’argent du beurre.

Validant le rejet des partis politiques par les électeurs, des candidats aux législatives s’inscrivent dans le sillage des mouvements citoyens. En proposant notamment d’associer les électeurs à leurs prises de décision, ces candidats « citoyens » souhaitent faire de la politique autrement.

Pendant que, sur les plateaux télévisés, les éditorialistes se délectaient d’avance du sanglant débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, dans un petit bar parisien, des candidats aux législatives préparaient la suite de l’élection présidentielle. Ce mercredi 3 mai, six d’entre eux se revendiquant comme « citoyens » avaient convoqué une réunion pour exprimer leur souhait de « pirater » l’Assemblée nationale.

« On peut trouver cela étrange de faire cela entre les deux tours… mais les législatives sont justement un 3e et un 4e tour », a attaqué Isabelle Attard, la seule élue sortante du groupe. La députée du Calvados veut « donner à voir des candidats qui ont envie de faire de la politique autrement » pour répondre à la défiance des Français envers la classe politique.

À ses côtés, cinq autres personnalités « hors parti », dont Charlotte Marchandise, ex-candidate citoyenne à la présidentielle ou encore Caroline De Haas, militante féministe cofondatrice d’Osez le féminisme. Deux autres candidats n’ont pas pu être présents, mais s’inscrivent dans le même mouvement : Ben Lefetey, figure des opposants au barrage de Sivens, et François Ralle, conseiller consulaire à Madrid. En tout, ils sont huit à s’inscrire dans cette démarche. Ils n’ont en commun aucune étiquette, mais plusieurs se présentent dans leur circonscription sous la bannière d’un mouvement citoyen comme La Relève citoyenne — c’est le cas de Charlotte Marchandise et de Ben Lefetey — ou À nous la démocratie. Leur mot d’ordre commun : associer les votants à leurs prises de décision.

Associer les électeurs aux prises de décisions au cours du mandat

« Cela fait longtemps que je me définis comme députée citoyenne, dit Isabelle Attard. Cela signifie rendre des comptes à ses électeurs et avoir un dialogue permanent avec eux. Nous souhaitons expérimenter une nouvelle forme de participation démocratique. » Elle-même a déjà confié la gestion de sa réserve parlementaire à neuf citoyens volontaires de sa circonscription, une idée reprise par plusieurs candidats. Étant habituellement attribuée à des associations et des projets à la discrétion de chaque député, cette enveloppe de 130.000 euros est souvent critiquée pour son manque de transparence et sa propension à encourager le clientélisme.

Les candidats « citoyens » réunis le 3 mai, à Paris. De gauche à droite : Xavier Hervo, Nathalie Perrin-Gilbert, Isabelle Attard, Thomas Watanabe-Vermoral, Charlotte Marchandise et Caroline De Haas.

Tous aimeraient associer les électeurs aux prises de décisions au cours du mandat. Caroline De Haas, elle, veut créer une assemblée citoyenne habilitée à contrôler ses décisions. « Quand on dit ça aux gens, ils nous disent que le mot “contrôle” est un peu fort. C’est nous qui devons faire de la pédagogie pour expliquer pourquoi c’est une bonne chose », relève la candidate. « Pendant la loi travail, j’ai croisé des députés qui voulaient signer la motion de censure du gouvernement, mais étaient pieds et poings liés par leur parti. Cette loi aurait pu ne pas passer ! Le contrôle citoyen permet d’éviter ce genre de comportements », assure celle qui avait lancé une pétition contre la loi El-Khomri, signée en ligne par plus d’1,3 million de personnes. Dans sa circonscription, Caroline De Haas sera d’ailleurs confrontée à l’ex-ministre du Travail, candidate du Parti socialiste.

Pour la militante féministe, ces candidatures citoyennes sont aussi l’occasion de recréer du lien avec des gens éloignés de la politique. « Sur une centaine de personnes qui ont mené des actions pour ma campagne, 82 % ne sont pas membres d’un parti. Pour un tiers d’entre eux, c’était même la première action militante. Ce qui les a fait rester, c’est le fait que l’on soit dans un lieu d’échange. Toutes nos réunions commencent par un débat, parfois avec un expert. Parfois, on est d’accord, d’autres fois non », explique Caroline De Haas.

Se positionner au-delà des partis traditionnels, un préalable au contrôle citoyen

« Une exigence commune nous caractérise. Nous nous sommes mis nos propres garde-fous pour ne pas tomber dans les travers que nous dénonçons », dit Isabelle Attard, avant de rappeler que les candidats citoyens ont tous signé la charte d’Anticor, qui comporte une liste de mesures pour rendre plus transparente et plus éthique l’Assemblée nationale. « Il faut un renouvellement du personnel politique. Les parlementaires actuels ne feront rien pour limiter leurs mandats dans le temps ou frapper d’inéligibilité en cas de corruption », dit Xavier Hervo, candidat dans les Hauts-de-Seine. Il se présente contre un dinosaure de l’Assemblée nationale incarnant ce qu’il dénonce, Patrick Balkany, qui a été l’objet de plusieurs mises en examens, mais a quand même pu être député pendant 23 ans de mandat.

Pour ces candidats, se positionner au-delà des partis traditionnels est le préalable au contrôle citoyen. « Ce que j’ai pu voir, c’est que les députés choisissent d’obéir au parti quitte à se désengager des promesses faites aux électeurs », dit Isabelle Attard. Malgré l’affaiblissement du Parti socialiste et de Les Républicains, cela n’est pas près de changer. Certes, le mouvement du nouveau président de la République axe sa communication sur un renouvellement puisqu’un certain nombre de candidats d’En Marche ! seront issus de la société civile. Mais, ce mouvement, comme celui de la France insoumise, exige de ses candidats aux législatives une discipline de vote…

Un problème que se posent les candidats citoyens est qu’ils entrent de fait en concurrence avec d’autres listes de partis de gauche dont ils pourraient partager le programme, comme Europe Écologie-Les Verts ou la France insoumise. Pour autant, ils prônent le dialogue. « On veut discuter avec les différentes composantes de la gauche et des écologistes. Quand la gauche est divisée, on n’est pas au deuxième tour. Il faut éviter cela aux législatives. On doit avoir une intelligence collective », raisonne Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement de Lyon et candidate dans le Rhône. « La France insoumise dit beaucoup rassembler… mais il faut être raisonnable. À certains endroits, il pourrait y avoir un candidat citoyen dans lequel tout le monde se reconnaît, comme Ben Lefetey à Sivens. Ou Nathalie à Lyon, la seule de la métropole lyonnaise qui s’oppose à Gérard Collomb », dit Isabelle Attard. Elle-même est proche de François Ruffin, qui a prouvé dans sa circonscription qu’il était possible de rassembler tous les partis de la gauche du PS.

Une démarche qui s’inscrit dans le temps long

D’autant plus que certains de ces candidats citoyens sont dragués par plusieurs partis, comme Charlotte Marchandise, candidate en Ille-et-Vilaine. « Entre la France insoumise, EELV, Nouvelle Donne, plusieurs formations m’ont proposé d’être tête de liste ou suppléante. Je leur ai répondu : “Super, on y va tous ensemble.” Mais ils ont refusé, leur logique n’est pas celle-là », regrette l’ex-candidate à l’élection présidentielle. « Le système est mal fait, ajoute Thomas Watanabe-Vermoral, porte-parole du Parti pirate français et lui-même candidat à Paris. Certains partis veulent conserver leurs subventions en présentant un maximum de candidats. » Charlotte Marchandise se veut toutefois positive. « Cela n’empêche pas de discuter. Et si, à Rennes, on réussissait à avoir un début de discussion, ça serait déjà ça de pris pour la suite. »

Tous inscrivent leur démarche dans celle de l’Archipel citoyen, c’est-à-dire la volonté d’avoir au moins un candidat citoyen par circonscription issu de la diversité des mouvements constitués en France. Mais cela n’empêche pas les dissonances dans certaines circonscriptions. En témoigne celle de Caroline De Haas la candidature de Fatou Tall, sous la bannière À nous la démocratie. Fatou Tall ne cache pas son scepticisme. « Caroline De Haas a un positionnement douteux : elle est candidate citoyenne, mais soutenue par EELV, ce qu’elle ne mentionne pas sur les affiches. Il y a quelques mois, elle a aussi rejoint la campagne de Cécile Duflot aux primaires du parti. Pour être crédible, je pense qu’il faut se couper totalement de la logique partisane. J’ai donc considéré que nous ne proposions pas la même chose avec ma candidature », explique cette avocate de profession.

Un autre mouvement ambitionne de présenter des candidatures citoyennes dans de nombreuses circonscriptions : #MaVoix, qui a tiré au sort ses candidats juste avant le second tour. « À Rennes on a discuté avec eux pour qu’ils présentent leur candidat sur une circonscription différente de la mienne », explique Charlotte Marchandise. Mais cela ne sera pas le cas partout : à Paris, notamment, il y aura des candidats #MaVoix face à Caroline De Haas et Thomas Watanabe-Vermorel.

Bref, l’Archipel citoyen ressemble plus pour l’instant à un gros chantier qu’à une île paradisiaque. Mais les candidats ne le nient pas : leur démarche s’inscrit dans le temps long. « Il faut bien démarrer quelque part. En 2012, on n’avait pas une circonscription », raconte Isabelle Attard, avant de rappeler : « On construit en marchant. » Éclats de rire dans la salle : la référence au mouvement d’Emmanuel Macron était bien évidemment involontaire.

Législatives: Le Gram et le PCF annonce un ticket NPG-Guitard (Lyon Première, 8 mai 2017)

 

« Pour une victoire de la gauche » dans la 2ème circonscription du Rhône, les communistes et Ensemble ! rejoignent Nathalie PERRIN-GILBERT.

« Convaincus qu’il existe une réelle alternative au néolibéralisme destructeur des solidarités et de la planète, convaincus aussi que la gauche divisée ne gagne pas, il est de notre responsabilité de permettre l’élection du plus grand nombre de députés possible pour défendre les valeurs communes des projets de Jean-Luc MELENCHON et Benoit HAMON » soulignent les 3 parties dans un communiqué.

Les communistes et Ensemble ! affirment « rejoindre la dynamique enclenchée par la candidature de Nathalie PERRIN-GILBERT dans la 2ème circonscription du Rhône, autour d’un projet humaniste, social, écologique et citoyen ».

L’appel est aussi lancé aux insoumis, écologistes, « socialistes en rupture » pour « venir renforcer cette perspective de victoire ».

En 2014, c’est la liste Lyon citoyenne et solidaire, réunissant le GRAM et le Front de gauche qui avait emporté la victoire dans le 1er arrondissement, permettant à NPG de retrouver son fauteuil de maire.

Pour Nathalie PERRIN-GILBERT, candidate du GRAM : « Forte de ce travail et de cette histoire en commun, de cette expérience du terrain, je suis fière de retrouver Aline GUITARD, qui sera ma suppléante, mais aussi tous les hommes et les femmes engagées au sein d’Ensemble! et du PCF »

Son objectif affiché: « franchir une nouvelle étape dans la reconstruction de la gauche, dans le respect de l’identité de chacun »

Macron président: « c’est une victoire du libéralisme » Nathalie Perrin-Gilbert (GRAM) (Lyon Première, 8 mai 2017)

Nathalie Perrin-Gilbert est la maire du 1er arrondissement. Elle sera candidate aux législatives dans la 2ème circonscription du Rhône sous les couleurs du GRAM, associé au PCF.

Retrouvez l’émission ici: http://www.lyonpremiere.com/Macron-president-c-est-une-victoire-du-liberalisme-Nathalie-Perrin-Gilbert-GRAM_a16146.html

Législatives : Nathalie Perrin-Gilbert fait alliance avec les communistes et Ensemble! (LyonMag, 8 mai 2017)

Nathalie Perrin-Gilbert - LyonMag

Au lendemain du second tour de la présidentielle, et pour le coup d’envoi de la campagne des législatives, Nathalie Perrin-Gilbert officialise une belle alliance.

La maire GRAM du 1er arrondissement de Lyon, candidate dans la 2e circonscription du Rhône, a annoncé avoir obtenu le soutien des communistes et d’Ensemble! « autour d’un projet humaniste, social, écologique et citoyen. L’appel est lancé aux insoumis, écologistes, socialistes en rupture pour venir renforcer cette perspective de victoire ».

Depuis plusieurs semaines, NPG propose effectivement une solution simple aux forces de gauche : se ranger derrière sa candidature. Une condition acceptée par la candidate PCF Aline Guitard qui devient ainsi sa suppléante.

« Nous allons franchir une nouvelle étape dans la reconstruction de la gauche, dans le respect de l’identité de chacun. Nous allons offrir la possibilité aux citoyens et citoyennes, humanistes, écologistes et de gauche d’être véritablement respectés et représentés à l’Assemblée Nationale », indique Nathalie Perrin-Gilbert dans un communiqué.

Dans cette circonscription ancrée à gauche, elle fera notamment face au maire du 9e Hubert Julien-Laferrière (En Marche!) et à Laurence Balas (LR).

2e circonscription : Gram et PCF ensemble pour les législatives (Le Progrès, 8 mai 2017)

Au lendemain de la présidentielle, c’est le premier rapprochement pour les législatives à Lyon. Dans la deuxième circonscription, la maire du 1er arrondissement, Nathalie Perrin-Gilbert (Groupe de réflexion et d’actions métropolitaines -Gram-, association qu’elle a co-fondée en 2012) fait alliance avec le PCF. La candidate désignée par les communistes, Aline Girard, sera la suppléante de celle-ci.

C’est donc un rassemblement Gram, PCF et Ensemble qui est scellé.

COMMUNIQUE DE PRESSE

A Lyon, le 8 mai 2017
Pour une victoire de la gauche dans la 2ème circonscription du Rhône, les communistes et Ensemble ! rejoignent Nathalie PERRIN-GILBERT.

Les résultats des élections présidentielles sont frustrants pour les électeurs et électrices de gauche et écologistes. Ils ont néanmoins clarifié les lignes politiques et démontré qu’une refondation de la gauche est attendue pour de profondes transformations sociales, démocratiques et écologiques.

Convaincus qu’il existe une réelle alternative au néolibéralisme destructeur des solidarités et de la planète, convaincus aussi que la gauche divisée ne gagne pas, il est de notre responsabilité de permettre l’élection du plus grand nombre de députés possible pour défendre les valeurs communes des projets de Jean-Luc MELENCHON et Benoit HAMON.

A Lyon, la gauche rassemblée peut l’emporter les 11 et 18 juin prochains, et c’est pourquoi les communistes et Ensemble ! rejoignent la dynamique enclenchée par la candidature de Nathalie PERRIN-GILBERT dans la 2ème circonscription du Rhône, autour d’un projet humaniste, social, écologique et citoyen. L’appel est lancé aux insoumis, écologistes, socialistes en rupture pour venir renforcer cette perspective de victoire.

En 2014, c’est la liste Lyon citoyenne et solidaire, une équipe de femmes et d’hommes, nouveaux élus pour la grande majorité, issus du rassemblement des mouvements citoyens (GRAM et citoyen-ne-s) et du Front de gauche (PC, Ensemble!, Parti de gauche, citoyen-ne-s ) qui avait emporté la victoire dans le 1er arrondissement. Collectivement, cette équipe, unie et forte de sa diversité, a notamment permis de placer l’arrondissement hors TAFTA et CETA, de créer une maison de l’économie circulaire, de mettre en place un dispositif anti-discrimination,…

Pour Nathalie PERRIN-GILBERT, candidate du GRAM : « Forte de ce travail et de cette histoire en commun, de cette expérience du terrain, je suis fière de retrouver Aline GUITARD, qui sera ma suppléante, mais aussi tous les hommes et les femmes engagées au sein d’Ensemble! et du PCF. Nous allons franchir une nouvelle étape dans la reconstruction de la gauche, dans le respect de l’identité de chacun. Nous allons offrir la possibilité aux citoyens et citoyennes, humanistes, écologistes et de gauche d’être véritablement respectés et représentés à l’Assemblée Nationale. »

« Les électeurs ont lourdement sanctionné les politiques libérales et austéritaires du précédent quinquennat. Conscients des conclusions qu’il faut tirer de la désunion de la gauche, et alors que nous partageons un socle commun fort de valeurs progressistes, il est de notre responsabilité, avec Nathalie PERRIN-GILBERT, de poursuivre cette dynamique d’ouverture et de rassemblement » déclare Aline GUITARD du PCF.

Dès aujourd’hui, nous invitons tous citoyens et citoyennes qui se reconnaissent dans cette volonté de transformation sociale, d’ambition écologique et de renouvellement démocratique, à rejoindre le mouvement #NPG2017.

Réaction de Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arr. de Lyon (Salade Lyonnaise, 7 mai 2017)

Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement de Lyon réagit à l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République. « Les élections législatives doivent devenir le 3e tour de l’élection présidentielle » affirme l’élue lyonnaise qui « ne se retrouve pas dans les propositions » du nouveau président.

Nathalie Perrin-Gilbert: “Nous pouvons amener une majorité de gauche à l’Assemblée” (Lyon Capitale, 7 mai 2017)

Nathalie Perrin-Gilbert, à la préfecture du Rhône le 7 mai 2017 © Lyon Capitale

“Soulagée” par l’élimination de Marine Le Pen ce 7 mai, Nathalie Perrin-Gilbert estime cependant qu’il faut “entendre l’abstention, quand même forte, et le vote blanc et nul”. Pour la maire du 1er arrondissement, “c’est l’enjeu des législatives”.

“Face à un président qui n’est pas de gauche, ma préoccupation est d’amener à l’Assemblée des contrepouvoirs”, déclare au micro de Lyon Capitale, ce 7 mai en direct de la préfecture, Nathalie Perrin-Gilbert, candidate aux législatives dans la 2e circonscription du Rhône.

« Hacker les législatives » en s’inspirant des bonnes pratiques des territoires (La Gazette des Communes, 4 mai 2017)

 

Hacker l'assemblée

S’inspirer des initiatives des territoires pour infuser les bonnes pratiques à l’Assemblée nationale. Telle est l’ambition annoncée par un groupe de militants citoyens qui veulent « hacker l’Assemblée nationale » et devenir des députés qui ressemblent à leurs électeurs.

« La démocratie fonctionne aujourd’hui de façon verticale, avec de nombreuses pressions de la part des partis politiques. Il est compliqué pour les élus locaux comme nationaux de faire prévaloir l’intérêt des citoyens. Nous en payons maintenant les conséquences », estime la députée du Calvados, Isabelle Attard. Le ton de celles et ceux qui veulent « hacker les élections législatives » est lancé et se veut franc.

« C’est pour cela que nous voulons désormais donner naissance au mouvement des députés citoyens qui rendra compte directement aux citoyens et qui s’inspirera des bonnes pratiques des territoires » explique l’élue, un temps étiquetée EELV, avant de rappeler qu’elle a démissionné de son « poste très confortable de fonctionnaire territorial ». « Ce que je voulais, c’était être une députée, citoyenne parmi les citoyens, qui ne ferait pas des allers-retours entre fonction publique et politique. »

Chrysalides citoyennes

L’initiative de ces aspirants « députés citoyens » s’inscrit dans la continuité de l’action des municipalités de Kingersheim (Haut-Rhin), du 1er arrondissement de Lyon (Rhône) et de Grenoble (Isère) qui ont pu développer depuis leur victoire en 2014 des « chrysalides citoyennes ».

Par cette expression, les maires de ces communes désignent principalement la fin de la personnalisation des mandats locaux, l’arrivée de citoyens non-encartés à des postes d’adjoints municipaux et le partage toutes les grandes prises de décision d’un mandat avec les citoyens. Un succès estime Nathalie Perrin-Gilbert (sans étiquette, anciennement PS), maire du 1er arrondissement de Lyon, qui juge qu’il est « désormais temps de passer à l’archipel citoyen avec les élections législatives ».

Ne pas être un professionnel de la politique

« Etre un député citoyen, c’est rendre compte de notre action et de l’utilisation qui est faite de l’argent public. C’est aussi ne pas être un professionnel de la politique qui sera capable de comprendre que, si les lois ne sont pas appliquées, c’est qu’elles sont souvent impraticables dans les territoires » juge-t-elle encore.

Xavier Hervo, candidat aux législatives dans la circonscription de Levallois (Hauts-de-Seine), se demande qui « peut vraiment croire que ce sont les politiques de métier dans les territoires, comme à l’Assemblée nationale qui vont renforcer les conditions d’inéligibilité ou le non-cumul des mandats ». « Les élus pensent sans cesse à leur réélection. Nous voulons en finir avec cette logique. C’est aussi pour cela que nous défendons la révocabilité des élus et le remplacement des sénateurs par des citoyens tirés au sort » explique-t-il.

Connaître les collectivités territoriales pour rendre l’Assemblée plus efficace

« Attention au ‘citizen washing’ » met toutefois en garde Charlotte Marchandise, candidate victorieuse de la Primaire citoyenne, qui n’est pas parvenue à recueillir 500 parrainages. « Les initiatives politiques qui placent les citoyens au cœur des processus de décision peuvent être très intéressants comme pour les budgets participatifs. Mais parfois, elles sont essentiellement présentes pour le décorum» explique-t-elle.

« Nous ne prétendons pas avoir toutes les solutions » rappelle celle qui est aussi l’adjointe déléguée à la santé de la Mairie de Rennes. « Mais nous savons que les solutions doivent venir des initiatives du terrain. Beaucoup d’élus nationaux ne connaissent pas les collectivités territoriales et ne se rendent pas compte que les lois qu’ils votent sont inapplicables en l’état » explique-t-elle.

Développer l’expérimentation démocratique

Caroline de Haas, figure médiatique de l’opposition à la loi Travail se présente, elle dans le 18ème arrondissement de Paris. « Peut-être que nous aussi, nous pouvons changer et devenir comme les autres politiques. C’est pour cela que nous souhaitons mettre en place le contrôle du député par tous les électeurs de sa circonscription. La vérification des promesses tenues est aussi une façon de rappeler que le statut d’élu est avant tout une délégation du pouvoir des citoyens. »

Tous les candidats présents appellent également de leurs vœux la mise en place de jurys citoyens et le développement d’assemblées locales pour partager avec les électeurs le choix du vote du député. « Notre objectif est de développer l’expérimentation démocratique localement comme nationalement » insiste Thomas Watanabe Vermorel du Parti pirate.

Avant que Charlotte Marchandise ne conclut, estimant que « le pari des élections législatives est de permettre que les intelligences locales se retrouvent au niveau national. »

 

 

Nathalie Perrin-Gilbert : d’une Gauche hésitante à un vote utile (Lyon Bondy Blog, 3 mai 2017)


Au soir du premier tour, les deux candidats sortants Emmanuel Macron et Marine Le Pen se lancent dans une longue parade pour séduire un maximum de Français avant le 7 mai. La candidate citoyenne aux législatives du Rhône, Nathalie Perrin-Gilbert souhaite mettre les choses au clair sur ses choix de vote et sur la situation de la France à la veille du deuxième tour.

À Lyon, la maire du premier arrondissement a quitté en 2013 le Parti socialiste qui ne lui convenait plus. Depuis, la candidate aux législatives n’a encore rejoint aucun autre mouvement, mais a créé le GRAM, sa propre association citoyenne. Même si la Gauche n’a pas sa place au second tour, elle estime que rien n’est perdu pour les législatives.

Un premier tour ambigu

La candidate à la deuxième circonscription du Rhône, Nathalie Perrin-Gilbert, a décidé de donner son vote à l’ancien député européen, Benoît Hamon en tant que « citoyenne lambda et pas comme un membre du Parti socialiste ». Seulement, quelque temps plus tard, cette dernière s’est tournée vers Jean-Luc Mélenchon, à une semaine du premier tour : « Je suis allé à son meeting (..) que j’avais trouvé intéressant notamment ses propos à Eurexpo sur la culture, la recherche, l’université ». Les phrases élancées et le ton prononcé du leader du Front de Gauche a su convaincre la maire socialiste du premier arrondissement. Si Benoît Hamon et Nathalie Perrin-Gilbert se connaissent depuis longtemps, le programme du candidat de la France Insoumise semble faire le poids : « On a constaté fortement en étant au meeting que la dynamique citoyenne habitante était du côté de la France Insoumise. J’ai vu de l’espoir de ce côté-là » reconnaît Madame la maire.
Un vote qui peut être considéré comme utile, si l’on reprend les paroles de la candidate : « Pour moi, avoir une chance que la gauche soit au second tour, c’était voter Mélenchon. Je l’ai fait alors que dans le fond, je pouvais me retrouver chez Benoît Hamon. Je suis obligé de faire un choix, et ça m’embête ».

Précédemment soutenue par Gérard Collomb, les relations entre les deux élus se sont dégradées. En 2008, quand le maire de Lyon est élu pour un deuxième mandat, la conseillère municipale s’oppose sur certaines propositions de la politique de Monsieur Collomb. Le projet du Grand stade consacré à l’Olympique lyonnais en fait partie. Elle déclare :« je suis connue pour être une femme de gauche et on me reproche souvent d’être l’éternelle opposante simplement parce que je tiens à des valeurs ».

« Malgré tous les problèmes que ça pose, je mettrai un bulletin Macron dans l’urne. »

Pour Nathalie Perrin-Gilbert, qui aurait aimé voir Mélenchon passer au deuxième tour, la montée du Front National est « une catastrophe (…). Aujourd’hui, on se retrouve avec un choix que j’aurais pour ma part voulu éviter : trancher entre Madame Le Pen et Monsieur Macron ». Le soir des résultats du premier tour, la maire du premier arrondissement a déclaré sur son profil Facebook qu’« il faut empêcher Marine Le Pen de gagner les élections le 7 mai prochain ». Pour y faire barrage, la seule solution reste de voter le plus jeune candidat à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron. Madame Perrin-Gilbert votera alors Macron mais n’incite personne d’autre à le faire : « Je pense que les gens font ce qu’ils veulent après tout. À aucun moment, je ne vais critiquer ceux qui vont voter blanc et qui n’iront pas voter ». Le choix de voter pour l’opposant à Marine Le Pen est uniquement dans le but de bloquer l’accès au pouvoir de cette dernière. Le programme d’En Marche ne convainc pas pour autant la candidate aux législatives : « je lutterai contre Monsieur Macron et son programme à l’Assemblé » annonce la co-fondatrice du GRAM. L’équipe d’Emmanuel Macron, dont Gérard Collomb fait partie, doivent « substituer à leur arrogance et leur intransigeance de la modestie et de l’humilité » annonce Madame Perrin-Gilbert sur Facebook. Elle souligne également que le comportement du candidat d’aucun parti lors de sa qualification au deuxième tour est une erreur grossière : « Si j’étais lui, je ne paraderai surtout pas. J’ai trouvé son arrogance à aller fêter sa victoire totalement déplacée ».

La menace du Front National

Avec la montée du terrorisme en France, le Front National accroît, récupère de plus en plus de voix. Aujourd’hui, Marine Le Pen est à quelques points de la présidentielle, ce qui pousse certains à déclencher l’alarme. Pour Nathalie Perrin-Gilbert « le vote Le Pen c’est le résultat des politiques libérales, des politiques avec un certain mépris vis-à-vis de citoyens, des citoyennes, des habitants des quartiers, plus généralement de notre pays ». Actuellement, la situation de la France avec l’état d’urgence ne serait pas compatible avec la politique de Marine Le Pen. C’est un parti « violent, homophobe et xénophobe contre nos libertés » nous confie la conseillère municipale de Lyon.  « Que serait Madame Le Pen présidente avec l’état d’urgence dans notre pays quand on voit ce que ses partis, comme le GUD, font vis-à-vis de vos collègues ? » s’indigne-t-elle faisant référence à l’entrée d’immeuble du journaliste Laurent Burlet qui a été taguée et revendiquée par l’extrême droite nationaliste. Cet acte de vandalisme survient quelques jours après la publication de l’article sur l’accroissement de l’extrême droite. Nathalie Perrin-Gilbert est une unanime : « Je préfère lutter politiquement face à une violence institutionnelle et économique que lutter dans la rue face aux brigades de Madame Le Pen et de l’extrême droite. » car l’image de la France à l’international est aussi en jeu.

Les élections présidentielles mouvementées de l’année 2017 ne laissent pas de place au parti de gauche. Mais Nathalie Perrin-Gilbert place son espoir dans les élections législatives de Juin : « les législatives sont un 3e tour des présidentielles. On n’a pas été capable de passer le 1er, passons à celui du 3e tour. Soyons forts ensemble ».

Article signé Lucie Talon

Nathalie Perrin-Gilbert glissera un bulletin dans l’urne pour Macron et appelle à un « 3ème tour » lors des législatives (Lyon Capitale, 27 avril 2017)

 

Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement de Lyon et candidate à l’élection législative dans la 2e circonscription du Rhône appelle à voter pour Emmanuel Macron face à Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle.

Nathalie Perrin-Gilbert

© Tim Douet
Nathalie Perrin-Gilbert

Après avoir appelé à voter pour Jean-Luc Mélenchon lors du 1er tour de l’élection présidentielle, Nathalie Perrin-Gilbert a tenu à faire part de son choix pour le second tour des élections présidentielles, dans un communiqué paru sur sa page Facebook. « Même si cela m’exaspère, je le dis : je mettrais dans l’urne un bulletin Macron. Mon seul objectif ici : empêcher l’extrême droite de passer », explique-t-elle.

Dans son communiqué, Nathalie Perrin Gilbert demande aux français d’être plus grands que ceux qui les gouvernent et pour lesquels le front républicain n’est pas toujours de mise, en appelant le « peuple français à montrer sa grandeur en rejetant massivement l’extrême droite ».

Malgré son vote de barrage, elle souhaite utiliser les élections législatives de juin pour contraindre Emmanuel Macron en faisant de ces élections nationales « le troisième tour » des élections présidentielles. Avec le scrutin de juin prochain, Nathalie Perrin-Gilbert espère aussi redonner du pouvoir aux citoyens en alimentant « un projet politique commun qui traverse les territoires et les initiatives citoyennes » pour ne « pas céder au fatalisme ».

 

Présidentielle : Nathalie Perrin-Gilbert votera Jean-Luc Mélenchon au 1er tour (LyonMag, 20 avril 2017)

Nathalie Perrin-Gilbert l'insoumise - LyonMag

A Lyon, les différentes personnalités politiques avaient déjà fait leur choix à l’orée du 1er tour de l’élection présidentielle.

Sauf Nathalie Perrin-Gilbert, la maire GRAM du 1er arrondissement de Lyon. Candidate dans la 2e circonscription du Rhône aux législatives, elle a pris son temps avant d’annoncer pour qui elle voterait ce dimanche.

 

Il s’agira de Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la France Insoumise. Nathalie Perrin-Gilbert avait assisté à son meeting à Eurexpo, elle avait également été accueillie dans les premiers rangs de l’Astroballe pour celui de Benoît Hamon. « En conscience que l’heure est grave car notre démocratie représentative est en crise. En conscience que les fractures sociales et territoriales s’accentuent, en même temps que la colère et le sentiment d’injustice d’une partie toujours plus grande de nos concitoyens. Face à cette crise-là, cette colère et ce sentiment d’injustice, un courage et un volontarisme politiques sont nécessaires. Je pense que Jean-Luc Mélenchon est celui qui incarne le plus aujourd’hui ce courage et ce volontarisme-là », explicite NPG sur sa page Facebook ce jeudi après-midi.

Un soutien de l’ancienne membre du PS accueilli de manière mitigé si l’on en croit les commentaires sous sa publication. Les « respect » côtoient les « traitre » et autres « Vous êtes une femme de conviction. Nan je rigole ! ».
Elliott Aubin, son adjoint à la mairie du 1er et très impliqué dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon au niveau national était bien sûr « très heureux du soutien précieux » de Nathalie Perrin-Gilbert à son candidat.

Législatives : Nathalie Perrin-Gilbert va débattre avec le vidéaste Usul (LyonMag, 16 mars 2017)

La maire GRAM du 1er arrondissement veut se lancer dans les élections législatives en se présentant dans la 2ème circonscription de Lyon.

C’est dans cet objectif que Nathalie Perrin-Gilbert organise ce jeudi à 19 heures une rencontre sur le thème « Démocratie et mouvements citoyens : gouvernons-nous nous-mêmes ? » avec Usul, vidéaste et chroniqueur bien connu d’Internet. Après les jeux vidéo, il analyse désormais la politique avec un succès grandissant.

La rencontre se déroulera à l’Aquarium Ciné-Café, 10 rue Dumont dans le 4e arrondissement et sera ouverte à tous.

 

Nathalie Perrin-Gilbert invitée au Mediapart Live du 9 mars à Paris sur le thème « Réanimer notre démocratie »

Grenoble – Les 2es Rencontres paneuropéennes des villes contre Tafta-Ceta-Tisa « Expliquer aux citoyens en quoi ces traités menacent nos politiques » (Le Dauphiné, 18 février 2017)

Autriche, Espagne, Allemagne, Pays-Bas, Irlande, Belgique, Lituanie, Grèce, Italie et beaucoup d’autres… Des représentants de 15 pays étaient présents à Grenoble, hier, pour dire non aux traités de libre-échange.

Une quinzaine de pays étaient représentés par des élus, hier, à la Maison de l’international de Grenoble, dans le cadre des “2es Rencontres paneuropéennes des villes contre Tafta-Ceta-Tisa”, après celles de Barcelone, il y a un an.Sous ces termes un peu barbares se cachent trois traités de libre-échange. L’Accord économique et commercial global, “Comprehensive Economic Trade Agreement” (Ceta), concerne le Canada et l’Union européenne. Il a été ratifié par le Parlement européen mercredi. Sa visée est de supprimer les barrières “non-tarifaires” au commerce entre le Canada et l’UE, c’est-à-dire qu’il passera au-dessus des lois appliquées par les États, notamment au niveau des normes écologiques et sanitaires. Le Tafta, c’est la même chose, mais pour les États-Unis, son contenu n’étant pas encore définitif. Quant au Tisa (Trade in Services Agreement), il vise à réduire au maximum les barrières empêchant les entreprises d’un pays de mener leurs activités de service dans un autre pays. En d’autres termes, et comme l’estime Éric Piolle, maire de Grenoble, ces accords « donnent les clés aux multinationales ». De quoi inquiéter les habitants ?
 
« Ce sera abandonné tellement c’est scandaleux ! »
 
En France, 800 collectivités se sont déjà déclaré “territoire hors Tafta” et il y en a plus de 2 000 en Europe. C’est le cas du premier arrondissement de Lyon, dont la maire Nathalie Perrin-Gilbert était présente, hier. Avec d’autres élus, ils ont travaillé toute la journée à l’élaboration d’un texte qui réaffirme les principes de ces territoires. « Nous nous sommes aperçus que nos questionnements et nos réponses sont très similaires, explique Nathalie Perrin-Gilbert. Et la solution que nous pensons la plus importante est d’informer les citoyens. Il faut leur expliquer en quoi ces traités menacent nos politiques publiques. Dans la restauration scolaire, par exemple, nous voulons pouvoir continuer à mettre en place des clauses qui favorisent les produits locaux et bio. Il faut leur dire également comment ces textes nous soumettent, nous, politiques, à plus de lobbying de la part des multinationales. » Le maire de Grenoble, lui aussi, pense que l’information citoyenne est « la seule manière de contrer la ratification de ces traités par les États. Une fois sur la place publique, ce sera abandonné tellement c’est scandaleux ! C’est la force du débat public qui enraye la machine. »En fin de journée, c’est donc Éric Piolle qui a lu, en français et en anglais, la “Réplique de Grenoble”, fruit du travail de ce vendredi. Dans ce texte, les élus “exhortent les gouvernements nationaux des pays membres à ne pas ratifier le Ceta”. Ils rappellent également que “pour résister à la dérégulation du commerce et de l’investissement, les villes et territoires doivent renforcer leur capacité de résilience et de coopération pour reconquérir les biens communs, retrouver les moyens de dynamiser l’emploi local […] notamment en municipalisant les services publics”. « We stand united » ont déclaré les élus.

Dépêche AFP sur La Belle Démocratie (AFP, Marseille,13 février)

Les représentants de 24 collectifs citoyens de toute la France se sont réunis à Marseille pour lancer le label « La belle démocratie » avec l’objectif, aux élections législatives, de « changer les pratiques politiques » pour une « réappropriation citoyenne du pouvoir », ont-ils annoncé lundi.
L’adhésion des associations locales au label « La belle démocratie » est subordonnée notamment à la signature d’une charte dans laquelle les candidats, désignés lors d’une primaire locale, s’engagent à ne pas cumuler de mandats et à signer la charte Anticor contre la corruption.
Le mouvement est né après les régionales de 2015 « avec la volonté de créer une synergie entre les différents collectifs de citoyens désireux de changer les pratiques politiques », a résumé, lors d’un point presse, la députée (non inscrite) du Calvados Isabelle Attard. « Tour le monde en parle mais personne ne fait rien », a-t-elle dit expliquant s’être « rendu compte de verrouillages politiques au sein des appareils y compris chez EELV », dont elle a été membre.
« J’ai fait mon deuil de faire changer les choses de l’intérieur », a également témoigné Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement de Lyon qui a quitté le PS après 17 ans de militantisme.
Isabelle Attard qui se représentera en 2017 sous l’étiquette « candidate citoyenne », a assuré avoir déjà mis en pratique la démocratie directe dans sa circonscription en réunissant un jury citoyen pour distribuer sa part de réserve parlementaire, une somme allouée par l’Assemblée nationale à chaque député qu’il dépense à sa guise pour des projets dans sa circonscription.
« La concertation, quand on ne donne pas les budgets, cela ne marche pas », commente Charlotte Marchandise-Franquet, adjointe déléguée à la Santé à la maire PS de Rennes et candidate à l’élection présidentielle après avoir été désignée par une pétition en ligne.
François Becqueur, l’un des instigateurs du label, a plaidé pour une « réappropriation citoyenne du pouvoir » au travers de deux axes : des assemblées locales pour privilégier les rencontres avec les habitants et « construire des projets de candidatures » aux législatives avec le plus de candidats possibles.

Nathalie Perrin-Gilbert lance sa campagne citoyenne (Lyon Capitale, 3 février)

Nathalie Perrin-Gilbert a lancé ce jeudi sa campagne dans la 2e circonscription du Rhône. Etaient présentes Isabelle Attard, une députée citoyenne du Calvados, et la candidate à la présidentielle Charlotte Marchandise, mais l’occasion a surtout permis d’écouter les propositions des militants.

Alors que ce week-end tous les regards seront tournés vers les candidat.e.s à la présidence de la République, Nathalie Perrin-Gilbert refuse que les législatives soient mises de côté. Après avoir quitté le Parti socialiste, la quarantenaire s’est fait élire en 2014 à la mairie du 1er arrondissement, en tant que candidate citoyenne. Elle compte désormais porter ses idées au niveau national et lançait hier soir sa campagne pour la 2e circonscription du Rhône.

De nombreux soutiens

Ils étaient plus de 300 venus la soutenir à la Maison M. De quoi donner le sourire à Nathalie Perrin-Gilbert. La candidate sait que les obstacles sont nombreux lorsque l’on n’est affilié à aucun parti, mais reste très optimiste. « On pense souvent qu’un candidat sans parti est isolé, en réalité beaucoup de citoyens me soutiennent », explique-t-elle. Nathalie Perrin-Gilbert peut également compter sur le soutien de ses pairs. Pierre-Alain Muet, député socialiste sortant de sa circonscription, était présent. À ses côtés également, Isabelle Attard, députée citoyenne du Calvados, ne cachait pas son enthousiasme : « L’objectif est de pouvoir constituer un groupe de députés citoyens à l’Assemblée nationale et de faire émerger cette nouvelle force politique », affirme-t-elle.

Une volonté partagée par Charlotte Marchandise, la candidate à la présidentielle désignée par la primaire citoyenne. « Le projet de la primaire.org était de soutenir des candidatures citoyennes, des personnes qui s’engagent à faire de la politique autrement, raconte-t-elle. Toute la campagne que je fais au niveau national vise à porter ces candidatures citoyennes sur les législatives. »

Tweet de Charlotte Marchandise du 2 février

Porter des valeurs plus que des propositions

Faire de la politique autrement, Nathalie Perrin-Gilbert y croit. « Il faut s’astreindre soi-même à respecter un certain nombre de règles, donner ses engagements aux citoyens et se contraindre à les tenir », explique-t-elle. Dans cette optique, la cofondatrice du Gram a déjà quelques propositions. Parmi elles, mettre au vote l’usage de sa réserve parlementaire ou encore associer les citoyen.ne.s à la rédaction des lois. Mais c’est surtout autour de valeurs que la maire du 1er veut axer sa campagne. « Lorsque je me suis présentée aux municipales, je connaissais ma marge de manœuvre, aujourd’hui je ne peux pas promettre décemment de faire passer des lois à l’Assemblée nationale », développe-t-elle. Nathalie Perrin-Gilbert a donc choisi d’orienter sa campagne autour de thèmes clés : le renouveau démocratique, le rapport au travail et les droits fondamentaux.

Faire participer les citoyen.ne.s

Le renouveau démocratique a déjà commencé pour la candidate citoyenne, qui invitait hier ses militants à hiérarchiser eux-mêmes les thèmes de campagne et à faire des propositions. Une initiative sûrement autant appréciée que le concert de rock. Pour Thierry Relave, administrateur du Gram et soutien de Nathalie Perrin-Gilbert, « il est fondamental d’avoir ce genre de candidatures citoyennes, il faut remettre de l’égalité transversale en politique ». La candidate aux législatives compte bien porter loin cette démarche, « malgré le poids des appareils politiques ».

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